La communication est importante car la proportion des accidents sur un passage pour piétons est en hausse

Il y a 25 ans entrait en vigueur la règle imposant aux conducteurs de céder la priorité aux piétons qui s'engagent sur un passage ou sont sur le point de s'y engager. Une nouvelle enquête de l'institut Vias montre que cette règle est aujourd'hui bien perçue: 7 Belges sur 10 estiment qu'elle améliore la sécurité routière. 2 conducteurs sur 3 font un petit signe aux piétons lorsqu'ils leur cèdent la priorité, ce qui permet à ceux-ci d'être certains d'avoir été vus. C'est d'autant plus important que la proportion d'accidents impliquant un piéton sur un passage a augmenté l'an dernier. Le partage de la route est l'un des thèmes sur lesquels les citoyens peuvent donner leur avis en répondant notamment à un questionnaire sur www.all-for-zero.be, en prélude des Etats Généraux de la Sécurité Routière.

6 piétons sur 10 (57%) impliqués dans un accident lors de la traversée de la chaussée le sont alors qu'ils se trouvent sur un passage non protégé par des feux. Ce pourcentage est en hausse par rapport à 2019 (50%).

Pourtant, depuis 1996, le code de la route impose aux automobilistes de céder la priorité aux piétons engagés sur un passage ou sur le point de s'y engager. A l'occasion du 25e anniversaire de cette règle, l'institut Vias a sondé un échantillon représentatif de la population afin de savoir comment piétons et automobilistes la perçoivent et si elle est bien appliquée dans la pratique.

Des signes de courtoisie répandus de part et d'autre

Point positif de cette enquête: les gestes de courtoisie sont monnaie courante, tant de la part des conducteurs que des piétons. Ainsi, une grande majorité des piétons n'hésitent pas à remercier les automobilistes qui leur cèdent le passage: plus de 3 piétons sur 4 (77%) leur font un signe de la main ou du pouce et plus d'1 piéton sur 3 (37%) de la tête. Bien entendu, ce geste n'est pas obligatoire. Mais il contribue à améliorer les relations entre piétons et automobilistes et dans la circulation, la courtoisie est souvent contagieuse.

Idem pour les automobilistes: près de 6 sur 10 (57%) n'hésitent pas à faire un signe de la main aux piétons pour leur faire comprendre qu'ils peuvent traverser en sécurité et près de 3 automobilistes sur 10 (28%) établissent un contact visuel et font un signe de la tête. Un tel geste est particulièrement important car cela permet aux piétons d'être certains d'avoir été vus et de traverser en sécurité.

96% des conducteurs s'arrêtent toujours ou la plupart du temps

Un peu plus de la moitié des automobilistes (54%) s'arrêtent toujours à l'approche d'un passage sur lequel un piéton est sur le point de s'engager et 42% s'arrêtent "la plupart du temps". Bref, la règle est généralement bien respectée, même si un automobiliste qui "oublie" de s'arrêter 1 ou 2 fois sur 10 met quand même souvent les piétons en danger étant donné le nombre élevé de traversées piétonnes en agglomération.

A noter que les jeunes conducteurs sont plus réticents à se conformer à cette règle: seuls 38% des moins de 35 ans s'arrêtent tout le temps (contre 67% pour les plus de 55 ans).

Le fait que certains conducteurs ne s'arrêtent pas systématiquement est confirmé par les piétons: plus d'1 sur 4 (27%) doit attendre qu'au moins 3 ou 4 voitures passent avant qu'un conducteur ne s'arrête pour les laisser passer. Un peu moins d'1 piéton sur 10 (9%) doit carrément forcer le passage pour pouvoir traverser (13% à Bruxelles). Bref, il est indispensable de rappeler régulièrement le bien-fondé de cette règle, d'autant qu'elle bénéficie d'une perception positive. En effet, 7 usagers de la route sur 10 estiment qu'elle améliore la sécurité routière.

Connaissance relativement bonne du code de la route

8 conducteurs sur 10 (84%) savent qu'il faut céder la priorité aux piétons qui sont sur le passage, mais également à ceux qui sont sur le point de s'y engager. La règle est donc globalement bien connue de la part des usagers de la route. En revanche, près d'1 conducteur sur 3 (31%) ignore que les conducteurs ne peuvent s'approcher d'un passage qu' "à allure modérée". Cela leur permet pourtant de réagir à temps lorsqu'un piéton traverse de manière inopinée.

Les piétons ne peuvent pas non plus s'engager sur un passage sans crier gare. Ils doivent le faire "avec prudence et en tenant compte des véhicules qui s'approchent". Près d'1 usager sur 4 (23%) ignore cette règle, ce qui peut mener à des situations conflictuelles et dangereuses. Certains piétons ont les yeux rivés sur leur GSM et font à peine attention au trafic.

Conclusion

Pour ne pas mettre en danger les piétons qui traversent, il est primordial de respecter les règles de priorité aux abords des passages. Faire preuve de courtoisie et montrer clairement ses intentions contribuent à éviter des malentendus et des accidents. 6 conducteurs sur 10 font un geste de la main et 3 conducteurs sur 10 font un signe de la tête pour montrer aux piétons qu'ils peuvent traverser en sécurité.

Georges Gilkinet, Vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité : « Se sentir en sécurité sur la route est essentiel. Cela passe aussi par de la bienveillance et de la courtoisie grâce à des comportements et des gestes finalement très simples. Alors merci à ceux et celles qui font un sourire ou un geste de la main en traversant ou en cédant le passage. C’est tout de suite plus agréable de se déplacer à pied, à vélo ou en voiture dans nos villes et villages. Pour améliorer cet équilibre entre les différents usager.ère.s de la route, je vous invite d’ailleurs tou.te.s à donner votre avis via All For Zero. N’hésitez pas à remplir l’enquête en ligne ou à vous inscrire à l’un des panels de discussion. Car c’est ensemble que nous ferons bouger la sécurité routière ! »

Toutes les infos sur l'enquête et le panel de citoyens se trouvent sur le site www.all-for-zero.be.

Personnes de contact:

Benoit GODART, porte-parole Institut Vias: 02/244.15.34 ou 0476/24.67.20

Benoit RAMACKER, directeur communication G. Gilkinet: 0475/94.06.55

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