Le VTT électrique a également la cote en Wallonie au détriment du modèle traditionnel

Phénomène autrefois réservé à la Flandre, le vélo électrique a aujourd'hui convaincu les Wallons. Ainsi, selon une nouvelle enquête de l'institut Vias: 4 utilisateurs wallons de vélo électrique sur 10 l'ont acheté au cours de l'année écoulée. Autre différence entre les deux Régions: les vélos pliants et les VTT électriques sont particulièrement prisés par les cyclistes du sud du pays alors qu'ils sont quasi inexistants en Flandre. A Bruxelles, le vélo cargo a la cote.

L'an dernier, 1 Belge sur 6 a utilisé un vélo électrique. Ce mode de transport gagne chaque année en popularité. Phénomène autrefois cantonné à la Flandre, le vélo électrique a maintenant conquis la Wallonie et Bruxelles grâce à la diversification des modèles, comme le montre la nouvelle enquête de l'institut Vias auprès d'un échantillon représentatif de personnes qui en utilisent un.

Les vélos pliants et VTT électriques ont la cote en Wallonie

Le vélo électrique traditionnel reste le plus prisé en Belgique mais l'enquête montre de grosses différences entre les Régions. Ainsi, s'il représente 80% des modèles utilisés en Flandre, sa part tombe à 46% en Wallonie et à Bruxelles. En revanche, le vélo électrique pliant connaît un énorme succès en Wallonie (21% des utilisateurs) et à Bruxelles (17%), nettement moins en Flandre (8% seulement). Les Wallons sont également friands des VTT électriques (11%), alors que ces modèles sont quasi absents des marchés flamands (2%) et bruxellois (4%). Même phénomène pour les vélos cargos, nettement plus présents en Wallonie et à Bruxelles (9%) qu'en Flandre (1%).

Un phénomène plus récent en Wallonie et à Bruxelles

40% des Wallons et 47% des Bruxellois qui roulent avec un vélo électrique l'utilisent depuis moins d'un an, contre seulement 23% des Flamands. Il a donc fallu quelques années avant que cette tendance ne traverse la frontière linguistique. D'ailleurs, plus d'1 Flamand sur 3 roule avec un modèle électrique depuis plus de 3 ans (contre 1 Wallon sur 6 et 1 Bruxellois sur 9). La crise sanitaire a vraisemblablement accéléré le mouvement au sud du pays.

Un utilisateur de vélo électrique sur 3 s'en sert pour aller au travail

Environ 1 utilisateur de vélo électrique sur 3 (30%) s'en sert pour aller au travail. A Bruxelles, cette proportion est toutefois plus importante (36% contre 27% en Wallonie et 29% en Flandre). Dans les 3 Régions, le vélo électrique est le plus utilisé dans le cadre des loisirs (76%).

Plus de 50 km par semaine pour 1 Wallon et un Bruxellois sur 3

Près d'1 Wallon et d'1 Flamand sur 3 (31%) parcourt plus de 50 km par semaine (contre 1 Bruxellois sur 10). L'enquête de mobilité Monitor réalisée en 2019 avait déjà montré que les utilisateurs de vélo électrique étaient de plus gros rouleurs que les cyclistes traditionnels. En moyenne, les premiers faisaient 9,6 km par trajet contre 5,2 km pour les seconds.

Les cyclistes flamands roulent plus vite

Un vélo électrique comporte 3 niveaux d’assistance: le mode économique (50% de force en plus du pédalage), le mode intermédiaire (100% en plus) et le mode élevé (200% en plus).

La majorité des cyclistes (52%) disent utiliser la plupart du temps le mode intermédiaire. Ceux qui roulent en mode élevé sont respectivement 2 et 3 fois plus nombreux en Flandre (18%) qu'en Wallonie (9%) et qu'à Bruxelles (6%). C'est un peu paradoxal dans la mesure où la Région wallonne est plus vallonée que la Flandre. Pour Bruxelles, c'est plus logique: utiliser le mode élevé dans un environnement urbain est difficile vu la densité de trafic, le nombre de carrefours, etc.

Le casque 2 fois plus populaire en Wallonie qu'en Flandre

Le casque connaît un succès beaucoup plus important en Wallonie qu'en Flandre. Ainsi, dans le sud du pays, 2 utilisateurs de vélo électrique sur 3 (67%) portent la plupart du temps un casque; en Flandre, il s'agit d'1 cycliste sur 3 environ (37%). Les infrastructures étant beaucoup plus développées en Flandre, les cyclistes se sentent plus en sécurité et sont alors moins enclins à s'équiper de protections.

Proportionnellement 3 fois plus d'accidents en Wallonie qu'en Flandre

En moyenne, 1 utilisateur de vélo électrique sur 6 (16%) a déjà eu un accident avec un autre usager. Il existe toutefois de grosses différences entre les Régions. Ainsi, ils sont 3 fois plus nombreux à en être victimes en Wallonie (33%) qu'en Flandre (10%). A Bruxelles, 24% des utilisateurs de vélo électrique ont déjà eu un accident. On dénombre plus d'accidents avec un autre cycliste ou un piéton (44%) qu'un automobiliste (33%). A noter aussi, la proportion importante de cyclistes wallons victimes d'un accident avec un chauffeur de poids lourd (28% contre 11% seulement en Flandre et 16% à Bruxelles).

Même tendance pour les chutes: 1 cycliste sur 3 (30%) est déjà tombé, mais en Wallonie, ils sont 43%, contre seulement 26% des Flamands et 34% des Bruxellois.

Conclusion

Le vélo électrique est en plein boom en Belgique et après avoir conquis le nord du pays, il se répand massivement en Wallonie et à Bruxelles, en partie grâce à la diversification des modèles disponibles. S'il s'agit d'une excellente chose pour la mobilité, le nombre important d'accidents avec des automobilistes et d'autres usagers vulnérables montre l'importance d'investir dans des infrastructures sûres où chacun peut trouver sa place.

 

« Ces dernières années, la pratique du vélo a connu un changement de vitesse incroyable en Belgique. Cette nouvelle enquête de Vias le montre : les vélos électriques traditionnels, pliants, VTT ou cargo ont conquis les cyclistes et incitent les amateurs à se mettre en selle. En tant que Ministre de la Mobilité, je souhaite accompagner ce changement d’habitudes notamment grâce à BE CYCLIST, le 1er Plan fédéral d’actions pour le vélo, et ses 52 actions ambitieuses. L’ensemble du Gouvernement fédéral s’engage pour faire du vélo un mode de transport de premier choix, bon pour notre santé, notre économie et notre bien-être, physique comme moral. Vive le vélo ! » déclare Georges Gilkinet, Ministre fédéral de la Mobilité.

 

Personnes de contact:

Benoit GODART, porte-parole institut Vias: 0476/24.67.20

Benoit Ramacker, directeur communication G. Gilkinet: 0475/94.06.55

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