Cher lecteur,

C’est avec une certaine fierté que je vous présente le Vias institute, l’organisation qui, après 30 ans, reprend le rôle de l’IBSR. Ce changement de nom marque la fin d’un processus entamé voilà six ans. Aujourd’hui, je suis satisfaite des progrès que nous avons réalisés avec l’IBSR. Mais je me réjouis encore plus du fait que nous allons continuer d’exister en tant qu’organisation indépendante axée sur le futur.

L’IBSR a acquis une solide répu­tation sur le plan de la sécurité routière. Nous y sommes parvenus en induisant de manière ciblée, sur la base de recherches, un change­ment de comportement dans la circulation. La baisse du nombre de tués sur nos routes belges en est l’exemple le plus éloquent. En 2016, nous avons déploré 637 tués sur la route, soit le nombre le plus bas jamais enregistré. Pourtant, chaque tué dans la circulation est un tué de trop. Cette baisse record provient non seulement de nos études qui ont analysé le comportement des usagers mais aussi de la qualité de nos activités de sensibilisation visant à corriger ce comportement.

Est­ ce la fin de l’IBSR pour autant ? Non pas du tout. Nous sommes le centre de connaissances en matière de sécurité routière. Mais notre société a tellement évolué au cours de ces 30 dernières années que notre organisation se devait d’être remaniée pour rester crédible.

Le changement de comportement comme moteur

Nous avons déjà annoncé en début d’année que nous élargirions nos domaines d’activités à la mobilité et à la sécurité en général et à la mobilité. En effet, il importe que nous étudiions le comportement humain dans ces domaines égale­ment et que nous menions des actions ciblées afin de modifier ce comportement. Pourquoi ne voyageons ­nous pas en train et pourquoi préférons­nous prendre la voiture ? Comment pouvons­ nous optimiser le transport de marchandises ? Comment pouvons ­nous utiliser 
des caméras de surveillance tout en respectant le principe de protection de la vie privée ? Comment mieux sécuriser son réseau Wifi domestique ?

Naturellement, nous ne partons pas d’une feuille blanche. Grâce à notre expertise et avec d’autres experts et organisations, nous pourrons donner forme à notre nouvelle stratégie d’avenir. Et en nous reposant sur des partenaires de choix, nous dévelop­ perons des activités commerciales en vue de partager ces connais­ sances avec les entreprises et le grand public. Nous comptons aussi rester actifs au niveau international. Depuis de nombreuses années, nous sommes un partenaire très demandé des instituts de recherche, des organisations publiques et privées, et ce, dans le monde entier.

Neutre et indépendant

En tant qu’organisation sans but lucratif, nous voulons être un organisme neutre et indépendant. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons constituer un partenaire de choix pour les instances publiques, les acteurs privés et autres parties intéressées. Une approche intégrée et innovatrice nous permettra de réunir tous ces stakeholders autour de la sécurité et de la mobilité, comme nous l’avons déjà fait avec succès dans le domaine de la sécurité routière.

Qui dit nouveau départ, dit nouveau nom. La marque forte « IBSR » devient désormais Vias institute.
 À l’heure actuelle, les connaissances sur la sécurité (routière) sont très éparses. Vias institute veut les rassembler et se profiler comme centre d’expertise aux yeux de notre société car nous avons besoin d’autorité, de repère et d’expertise à cet égard. Vias institute tient à revêtir ce rôle de pionnier.

Karin Genoe

— CEO Vias institute